Combien de temps prend le rangement ?


salon rangé

Quand on parle de rangement, on peut à la fois parler du fait de remettre les choses à leur place, mais cela peut aussi impliquer le fait de définir l’endroit où seront rangés les objets. Cette différence est fondamentale pour bien comprendre le rôle d’un home organiser (coach en rangement), et le temps nécessaire à ces deux tâches.

 

Home organiser : je range ou j’organise ?

Je serais tentée de dire : les deux !

Le terme anglais home organiser contient bien cette notion d’organisation, alors qu’en France on parle plutôt (notamment dans les médias) de coach en rangement. Cette différence s’explique sans doute par le fait que l’organisation nous évoque plutôt un agenda, une to-do list,… et pas forcément une organisation de la maison.

Car encore faut-il avoir compris l’intérêt du home organiser/coach en rangement pour cerner la différence. Si vous dites à quelqu’un que vous payez un prestataire pour ranger chez vous, cette personne va probablement s’imaginer une femme de ménage qui va remettre les objets à leur place, en plus de nettoyer. Dans le sens courant, le mot ranger évoque plutôt « range ta chambre ».

coach-rangement-alsace

Quand les choses n’ont pas de place attitrée, ranger signifie définir une place. Et c’est justement le rôle du home organiser : vous aider à décider d’une place pour chaque chose, de la manière la plus logique possible. Le sens est différent et se rapproche effectivement de l’organisation.

 

Le temps que prend chaque type de rangement

Une fois cette différence bien intégrée, on comprend mieux pourquoi faire un rangement de fond prend du temps. Comme on ne se contente pas de juste déplacer des objets, on prend plus de temps pour réfléchir à l’endroit optimal qui rendra le rangement courant plus simple. De plus, pour bien organiser un endroit il faut commencer par trier tout ce qui s’y trouve pour ne garder que ce qui sert vraiment à portée de main.

 

Alors combien de temps prennent le tri et le rangement de fond ?

Très difficile de répondre à cette question tant les situations sont variées.

Clairement, les documents administratifs et les souvenirs "papiers" sont les plus longs à trier si on tient compte du ratio temps passé à trier par rapport au volume occupé.
Parfois on bloque sur des objets et on hésite beaucoup, sans avancer. En fait on hésite surtout au début du processus, puis à force c'est de plus en plus rapide.

 

bureau-avant-rangement

 

Par où commencer ?

Sincèrement, je ne préconise pas un ordre particulier, cela dépend de vos priorités.
Si vous faites du tri seul(e) je vous recommande plutôt de commencer par un endroit "facile" pour vous, histoire de vous mettre dans le bain.
Marie Kondo préconise elle de commencer par les vêtements, pourquoi pas…

Si vous vous faites accompagner par un professionnel, pour ma part je demande toujours quel est l'endroit qui vous gêne le plus au quotidien et on commence par là.
Ainsi le résultat est tout de suite visible même après une séance.

 

Pour aller plus loin :

Comment se déroule une séance de home organising ?
Home-organiser

 

 

Quoi qu'il en soit, un bon tri prend forcément du temps mais il faut voir l'investissement à long terme : si les choses sont bien organisées, vous gagnerez du temps en permanence et rentabiliserez donc vite le temps passé à trier et organiser votre logement.

 

Une fois ce temps d’organisation passé, votre temps à vous pour ranger au quotidien est réduit à son minimum.

 

Avant-apres

 

Si tout est bien organisé de manière logique, les choses sont rangées selon leur fréquence d’utilisation et le lieu où on les utilise. Il y a parfois des contraintes physiques qui font que tout ne peut pas toujours être optimisé à fond mais la base est là.

 

Qu’est-ce qu’une maison rangée ?

Pour définir le temps nécessaire pour tenir un logement rangé, il faut également définir ce qu’est une maison rangée. Si l’objectif est d’avoir une maison impeccable en permanence, ça prendra forcément un peu plus de temps.

Un jour, j’ai voulu rassurer une cliente, en lui disant que chez moi aussi il pouvait y avoir pas mal de choses sur ma table de salle à manger. Elle a alors fait les gros yeux en me demandant comment c’était possible avec une personne aussi ordonnée que moi. En réalité, il faut bien faire la distinction entre le désordre courant et permanent.

 

Trop de rangement tue le rangement

Beaucoup de personnes rêvent d’avoir un intérieur rangé en permanence. Pourtant, quand on regarde les magazines, ça manque un peu de vie non ? Où se trouve le verre d’eau qu’on vient de se servir, le livre de chevet en cours, le CD qu’on vient de sortir pour penser à le rendre à son propriétaire,… Une maison est faite pour vivre, c’est tout de même sa fonction première.

salle-bain-range

 

Une autre cliente (adolescente) m’a dit qu’elle avait une mauvaise image de l’ordre car elle voyait ses copines passer leur temps à remettre le plaid du canapé en place au lieu de profiter du moment entre amis. Cet exemple illustre bien la différence entre être maniaque et être ordonné. Si ranger de manière régulière est une excellente habitude, se soucier du rangement sans répit ressemble plus à un trouble obsessionnel.

 

Ne pas tomber dans l’excès inverse

En revanche, si les objets qui trainent restent en place pendant des jours, voire des semaines, si ce qui n’est pas rangé forme un joyeux fouillis sans qu’on puisse identifier exhaustivement ce qu’il contient, on peut alors parler de vrai désordre.

En résumé, on peut séparer le « désordre » en deux catégories : le désordre courant, dû au fait que dans une maison on vit ; et le désordre permanent qui empêche de bien vivre et fait perdre du temps (et souvent de l’argent). C’est bien ce second désordre qu’il vaut mieux combattre.

 

Petite parenthèse : lorsqu’on entend parler des désordonnés qui seraient plus créatifs, il me semble qu’on parle plutôt du désordre courant, qui lui est tout à fait normal : si lorsqu’on travaille on peut étaler stylos, papiers et autres fournitures, lorsque la tâche est terminée, on range pour ensuite y voir plus clair.

 

Pour aller plus loin :
Les 3 règles absolues d’un bon rangement

rangement

 

Alors si vous n’aimez pas ranger au quotidien, vous pouvez vous demander si votre logement est vraiment bien organisé ? Si la réponse est non, il est peut-être temps de faire un vrai rangement de fond pour que ce ne soit plus une corvée !

 

 

 

 

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04/05/2021

Rangement, désencombrement : quel est votre but ?

rangement-quel-but

Qu’est-ce qu’une maison rangée pour vous ? Nous avons tous un rapport au rangement différent.

Que vous fassiez appel à un coach en rangement ou que vous vous lanciez vous-même dans une grande session de rangement, la première étape est de vous demander quel est votre but ?

En effet, entre devenir minimaliste ou juste pouvoir circuler correctement dans votre maison, le rangement et surtout le désencombrement ne se feront pas du tout de la même façon.

 

Votre curseur actuel ?

Chaque personne est différente et notre intérieur est sans doute l’endroit dans lequel nous sommes le plus naturels. Il traduit parfois notre état d’esprit (on dit qu’une maison encombrée vient d’un esprit encombré) et reflète notre histoire et notre mode de vie.

Notre enfance et les habitudes de nos parents peuvent également influencer notre positionnement naturel.

Je dis bien « peuvent » car être accumulateur ou au contraire hyper souple de la poubelle n’a rien d’héréditaire. Lorsque j’avais une dizaine d’années, je m’amusais déjà à ranger le grand placard mural de la maison (vous savez, ce grand fourre-tout où l’on met tout ce qui n’a aucune place attitrée). Je savais quels objets étaient utilisés ou non dans la maison et j’aimais faire du tri, enlever tout ce qui n’était jamais utilisé puis remettre les affaires utiles bien en place dans un placard dont on pouvait enfin apercevoir la couleur du fond (ce qui n’était pas forcément une bonne chose, vu la couleur mais bref).

Je ne vais pas vous raconter ma vie plus longtemps, tout ça pour vous dire qu’il est possible d’aimer désencombrer et ranger dès l’enfance.

A l’inverse, j’ai plusieurs fois aidé des personnes qui n’arrivaient pas à s’organiser et à maintenir un intérieur rangé alors que la maison de leurs parents était toujours impeccable.

Et vous, où placez-vous votre curseur actuel ?

 

infographie-objectif-rangement

Votre objectif ?

En quelques années d’activité, j’ai rencontré des personnes ayant un niveau de désordre et d’encombrement très important mais j’ai également aidé des personnes qui étaient plutôt bien organisées mais qui souhaitaient vraiment tendre vers le minimalisme (à la française hein, on ne parle pas de vivre avec moins de 100 objets). Je ne vous cache pas que la proportion des personnes très encombrées est bien plus fréquente, mais on voit tout de même que d’une personne à l’autre, l’objectif de rangement n’est pas le même.

Une personne souffrant d’encombrement chronique va simplement vouloir retrouver l’espace perdu par tout ce qu’elle a amassé, alors qu’une autre aura un intérieur plutôt agréable mais souhaite déménager pour plus petit et donc réduire ses possessions. L’objectif peut aussi être de se simplifier le ménage ou d’avoir un intérieur plus esthétique au lieu d’avoir du désordre sous les yeux en permanence.

Pour atteindre son but, le rangement, comme toute chose, peut s’apprendre. Nous avons de base notre tempérament, notre logique qui peut nous convenir  (parfois durant un temps seulement), mais qui peut nous pourrir la vie également. A cela s’ajoutent des évènements de la vie, joyeux ou malheureux qui font que nous avons besoin de changer.

 

Vous voulez désencombrer, réduire, organiser, ranger ?

Demandez-vous d’abord pourquoi vous voulez faire ça, quelles en sont les raisons ?

Vous en trouverez sans doute plusieurs : gagner du temps pour être moins stressé, faire de la place pour pouvoir faire une activité qui vous tient à cœur, … Plus votre but est précis, plus vous serez motivés dans votre quête.

« Ne plus vivre dans le désordre » n’est pas un but assez précis. 

Visualisez votre logement idéal : à quoi ressemble-t-il ? Est-il très épuré ? Est-il bien rempli ? Quelles sont les catégories d’objets auxquels vous tenez absolument ? Pourquoi ?

 

the-home-edit-netflix

 

Toutes ces questions ont pour but de vous motiver et de vous guider dans vos choix : le nombre d’objets dont on se sépare n’est pas le même si l’on veut juste retrouver un peu d’ordre ou si l’on veut  totalement revoir notre mode de vie.

 

Dernier aspect : l’influence des médias

Les magazines et sites de décoration savent bien nous vendre de jolis intérieurs, où la vie a l’air si paisible (quoiqu’un peu terne parfois quand tout est trop maitrisé et vide).

 

Outre la décoration, on peut également se laisser influencer par la « culture locale ».

Il y a toujours eu une approche culturelle sur ce à quoi doit ressembler un logement au niveau du rangement et de l'organisation :

 

marie-kondo-netflix

 

 

Par exemple au japon et plus généralement en Asie, la vision animiste notamment popularisée par Marie Kondo (même si elle n'est peut-être pas généralisée) nous touche difficilement en Europe. Etre animiste signifie qu’on considère que les êtres vivants et les objets ont une âme. Dans la série Netflix sur le rangement, on voit ainsi Marie Kondo prendre quelques minutes pour remercier la maison. Elle remercie également les objets qui vont sortir de la maison.

 

 

De manière locale ou internationale on retrouve également des tendances, notamment aux Etats-Unis. La perfection visuelle est un objectif qui nous semblerait difficile à atteindre chez nous. On le voit notamment chez certaines home organisers américaines, telles que The Home Edit ou Just Organization, ou encore dans la mode du shelfie, contraction de selfie et shelf (étagère en anglais). Faire un shelfie  consiste à prendre sa bibliothèque en photo.

 

shelfie

© Jon Dowland

 

 

Chez les gens que j'aide, je travaille sur l'aspect visuel mais pas à ce point-là quand même.

Plus récent, le cluttercore se veut l’inverse du minimalisme. Là, plus un intérieur est chargé en bibelots et objets en tout genre, mieux c’est. Le but est de donner un aspect chaleureux à la pièce, contrairement au minimalisme qui risque de donner une ambiance froide et impersonnelle.

 

cluttercore

 

Enfin, le dernier aspect concerne évidement le type de logement occupé. On ne meuble pas de la même manière un studio parisien et une maison de famille à la campagne. Sans vouloir enfoncer des portes ouvertes, cela influencera forcément votre objectif idéal.

 

 

 

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17/09/2018

Quand le bazar devient une pathologie

accumulation

Vous avez peut-être déjà entendu parler du syndrome de Diogène, ou plutôt vu dans un reportage une maison remplie de déchets (bouteilles plastiques, …) jusqu’au plafond.

L’encombrement à son extrême est classé comme trouble du comportement, qui associe la plupart du temps l’accumulation d’objets à un isolement social.

 

Qui est touché ?

Le syndrome de Diogène touche majoritairement des personnes âgées, vivant seul. Ce syndrome apparait très souvent suite à un choc psychologique tel que le décès d’un proche. Mais ces cas ne sont pas systématiques et ce syndrome peut se développer dans toutes les classes d’âge et toutes les classes sociales.

 

Comment reconnaitre ce syndrome ?

Si vous avez l’impression de trop accumuler, pas de panique, il faut vraiment être dans l’extrême pour que cette accumulation soit considérée comme pathologique.

Beaucoup de personnes n’arrivent pas facilement à se débarrasser de leurs objets, et cela pour plusieurs causes possibles. Les plus fréquentes sont :

  • La peur d’en avoir besoin un jour : on s’imagine alors facilement une situation très hypothétique dans laquelle on pourrait avoir besoin de cet objet
     
  • L’aspect sentimental de l’objet : on n’ose pas s’en débarrasser notamment lorsqu’il s’agit d’un cadeau car on ne veut pas vexer la personne qui nous l’a offert
     
  • La culpabilité quand un objet nous a couté cher : les erreurs d’achat arrivent à tout le monde mais quand on s’en rend compte, le sentiment de gâcher de l’argent nous empêche de nous débarrasser de l’objet en question
     

Pour diagnostiquer un syndrome de Diogène, on observe principalement une accumulation excessive d’objets : la personne n’a plus la notion de déchet, elle ne fait plus la distinction entre les déchets et les objets et conserve tout. A cela s’ajoute un manque d’hygiène corporelle, ainsi qu’un fort isolement social.

Vos nombreuses collections de souvenirs et autres ne suffisent donc pas à vous rendre atteint par ce syndrome.

 

A ne pas confondre avec la syllogomanie…

Le fait d’amasser un très grand nombre d’objets n’implique pas systématiquement la présence du syndrome de Diogène. Il pourrait en effet être confondu avec la syllogomanie qui elle consiste à collectionner des objets de manière excessive.

La personne souffrant de syllogomanie ne peut pas se résigner à jeter les objets qu’elle possède, et encombre ainsi son domicile au point de réduire son espace vital.

Ces deux troubles sont assez proches mais pas synonymes : si on schématise, la syllogomanie est une accumulation compulsive d’objets se rapprochant plus du TOC, n’incluant pas forcément une mauvaise hygiène.

Elle peut en revanche aboutir au syndrome de Diogène, qui lui est une vraie pathologie, où l’on note un isolement social et un manque d’hygiène en plus d’une accumulation d’objets ET de déchets.

 

Comment ça se soigne ?

Le syndrome de Diogène étant un trouble mental, le coach en rangement ne peut pas soigner les personnes souffrant de ce syndrome. Il faut faire appel à la médecine.

De plus, forcer la personne atteinte à ranger ne suffit pas à la guérir, au contraire. Le rangement peut être un vrai déchirement et n’empêchera pas la situation de revenir.

Enfin, le syndrome de Diogène étant souvent associé à d’autres problèmes psychiatriques, il faut traiter l’ensemble des problèmes pour avoir une guérison efficace.

Malheureusement, le diagnostic n’est souvent pas posé car la personne est devenue tellement isolée qu’elle ne laisse plus personne entrer chez elle et refuse toute aide extérieure. L’état de l’habitat est alors dans de nombreux cas constaté au moment du décès de la personne.

 

Et les collectionneurs ?

Werner Muensterberger, psychanalyste américain définit la collection comme le fait de sélectionner, regrouper et conserver des objets de valeur subjective.

On retrouve donc cette notion d’accumulation, mais de manière plus ordonnée et cadrée. Le collectionneur ne garde pas tout et n’importe quoi mais seulement un type bien précis d’objets (ou plusieurs pour les pluti-collectionneurs).

Comme pour un achat compulsif, l’acquisition d’un nouvel objet dans sa collection procure un plaisir immédiat mais éphémère, qui peut pousser à chercher en permanence de nouveaux objets.

 

collection

 

Le collectionnisme peut-il être pathologique ?

Nous avons quasiment tous commencé un jour ou l’autre une collection (pour ma part, c’était les papiers à lettre Diddl au collègue). Cela n’a rien d’un toc ou d’une pathologie quelconque.

D’après le psychiatre Robert Neuburger, le comportement d’un collectionneur devient dangereux quand « l’aspect passionnel prend le dessus et qu’il perd toute notion de réalité. Ce sont des cas rares, bien sûr. Quant aux collectionneurs “normaux”, même s’ils ne souffrent pas d’une maladie, ils ne guérissent pas du “collectionnisme”. C’est une véritable dépendance. Un peu comme l’alcoolisme ou le jeu. A la différence que cette assuétude est plutôt sympathique”. »

 

Savez-vous qu’il existe des termes pour désigner une collection en fonction du type d’objet concerné ? Un suidéphile par exemple collectionne ce qui concerne les cochons, un cervalobélophile collectionne les étiquettes de bière …

 

 

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04/07/2019

Pourriez-vous être minimaliste ?

idees recues minimalisme

Pourriez-vous vous passer de votre télé, votre voiture, votre téléphone,… ? J’imagine que la réponse est non pour la plupart d’entre nous.

En étant minimaliste, on réduit ses possessions au minimum. Le problème est justement de définir qu’est-ce que le minimum ? En effet, lorsqu’on pense au minimalisme, on peut imaginer ceci :

minimalisme

C’est sûr, ça ne donne pas franchement envie… Eh bien bonne nouvelle, être minimaliste ne se résume pas forcément à vivre  dans un milieu vide et sans âme.

Alors qu’est ce qu’un minimaliste et comment le devenir ?

 

Définition du minimalisme :

Pour définir le minimalisme, commençons par définir ce qu’il n’est pas.

Le minimaliste ne se définit pas avec un nombre d’objets à avoir ou un mode de vie précis.

Pas besoin de vendre votre maison et de partir en trekking avec pour unique bagage votre sac à dos. Pas besoin de vivre coupé du monde sans eau ni électricité. Ne posséder qu’un nombre réduit d’objets n’est qu’un outil, pas une fin en soi.

On peut bien entendu citer quelques comportements habituels de minimalistes mais sans les transformer en définition même du minimalisme :

  • Limiter ses vêtements, ses bibelots,…
  • Eviter les collections
  • Emprunter au lieu de posséder (bibliothèque, ludothèque,…)
  • Avoir des loisirs immatériels
  •  …

 

Le minimalisme passe donc par un grand désencombrement. Celui-ci ne doit pourtant pas être fait à contrecœur. Désencombrer ne doit pas donner l’impression de faire des sacrifices et de nous compliquer la vie.

 

minimalisme desencombrer

 

Qu’est ce que c’est alors ?

C’est un moyen d’échapper aux excès du monde moderne, dans lequel on est envahi par trop de tout : trop de publicités, trop d’objets, trop d’activités,… Cela va plus loin que nos possessions personnelles. Le vrai minimaliste va simplifier tous les aspects de sa vie, y compris dans ses relations.

Le but est de se focaliser sur l’essentiel, se recentrer sur ce qui compte réellement dans notre vie. Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus, tenant le blog theminimalists.com évoquent la liberté : tendre vers le minimalisme c’est tendre vers la liberté.
On retrouve d’ailleurs aussi cette notion de liberté chez Pierre Rabhi, adepte de la simplicité volontaire : "Vivre sobrement, c'est une forme de libération".

 

Le minimalisme n’est pas une privation mais un choix de vie réfléchi. En se débarrassant de tout ce qui ne sert pas, on gagne du temps pour ce qui compte le plus à nos yeux.

Joshua Fields Millburn & Ryan Nicodemus ont établi une liste de ce qu’apporte le minimalisme (traduit) :

  • Eliminate our discontent / Éliminer notre mécontentement
  • Reclaim our time / Récupérer notre temps
  • Live in the moment / Vivre dans le moment présent
  • Pursue our passions / Poursuivre nos passions
  • Discover our missions / Découvrir nos missions
  • Experience real freedom / Découvrir la véritable liberté
  • Create more, consume less / Créer plus, consommer moins
  • Focus on our health / Se concentrer sur notre santé
  • Grow as individuals / Grandir en tant qu’individus
  • Contribute beyond ourselves / Contribuer au-delà de nous-mêmes
  • Rid ourselves of excess stuff / Se débarrasser de l’excès
  • Discover purpose in our lives / Découvrir le but de notre vie

 

Leur liste montre bien que le minimalisme a pour but de simplifier son quotidien pour aller à l’essentiel, et non pas s’imposer des règles drastiques et précises pour réduire ses possessions.

simplifier son quotidien

 

Comment devenir minimaliste ?

Il n’y a pas de règles ni de parcours, encore moins un nombre maximum d’objets à posséder. A partir du moment où vous considérez que vous n’êtes entourés que de choses importantes pour vous, choisies et non subies, vous vous dirigez sérieusement vers le minimalisme.

Bien que Marie Kondo ne prône pas forcément le minimalisme, son critère de « mise en joie » peut aider à déterminer les objets que vous garderez : un objet qui ne vous met pas en joie n’aura sans doute pas sa place dans votre intérieur minimaliste.

En revanche, se contenter du concept de la joie ne suffit pas pour être minimaliste car on peut aimer des objets sans en avoir vraiment besoin. La question n’est pas évidente et les habitudes nous jouent parfois des tours : nous sommes persuadés d’être heureux de posséder tel objet alors qu’il n’est là que par habitude. Le principe a l’air très simple mais l’appliquer consciencieusement se révèle beaucoup plus difficile.

 

rangement minimaliste

 

Plus concrètement, commencez par remettre en question vos objets et possessions diverses : pourquoi les conservez-vous ?

 

Attention, c’est généralement à ce moment que vient le « au cas où » qui nous pousse à systématiquement trouver une excellente raison de garder l’objet en question. Ce « au cas où », je crois que nous l’avons tous (peut-être une caractéristique génétique héritée de nos ancêtres afin de survivre en milieu hostile ?). C’est à ce moment que l’appel à la raison est nécessaire : sans mentir, est-ce que notre « au cas où » risque vraiment d’arriver, et si oui n’y a-t-il aucun moyen de faire autrement ?

 

Interieur rangé

 

Rassurez-vous, je ne cherche pas à vous transformer en minimaliste. Je trouve important de s’interroger sur ses besoins réels et non pas sur ce que nous dictent nos habitudes et traditions.

C’est d’ailleurs ce que je veux vous transmettre lorsque je vous aide à désencombrer : pourquoi gardez-vous toutes ces affaires ? Le but n’est pas de vous y faire renoncer mais bien de vous faire réfléchir à la raison réelle qui vous motive à les garder, un peu dans le principe des 5 pourquoi (qui consiste à chercher des causalités en cascade jusqu’à trouver la cause initiale).

Je n’attends d’ailleurs pas forcément une réponse orale lorsque j’interroge une personne sur la raison de la présence d’un objet dans son logement. Le but est qu’elle en prenne conscience elle-même et puisse ainsi décider en connaissance de cause si l’objet en question mérite la place qu’il occupe.

 

minimalisme-humour

 

Que pensez-vous du minimalisme ? Auriez-vous envie de l’appliquer au quotidien ?

 

 

 

 

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