Faire des choix


prendre des decisions

Nous faisons des choix en permanence, des plus futiles aux plus décisifs. Nous choisissons tous les jours quoi manger, quoi porter, quoi acheter… et plus généralement nous choisissons notre orientation professionnelle, notre lieu d’habitation, notre mode de vie, …

Mais focalisons-nous sur les choix que nous faisons concernant notre logement et nos objets.

 

Le paradoxe du choix

Prendre une décision implique une responsabilité par rapport au choix réalisé. Il est souvent plus facile de ne pas choisir et laisser les choses suivre leur cours, plutôt que de faire un choix et en regretter les conséquences. Ce fait peut se mesurer quel que soit le degré d’importance de la décision à prendre.

 

N’ayez pas peur de faire des mauvais choix
si la décision prise n’implique pas

de grandes conséquences.

 

Pourquoi laissons-nous souvent les choses trainer quand nous n’arrivons pas à prendre une décision ?

Parce que faire un choix, c’est faire une action que nous pourrions regretter. Et plus il y a de choix possibles, plus on a de risques de ne pas avoir choisi la meilleure option. Si l’option choisie ne nous semble pas parfaite par la suite, on peut vite s’en vouloir.

Lorsque nous avons trop de choix possibles, la décision est donc encore plus difficile à prendre. C’est d’ailleurs une bonne raison de réduire la quantité de nos possessions.

Prenons l’exemple des vêtements : avoir une armoire pleine à craquer ne nous empêche pas de n’avoir « rien à se mettre », n’est-ce pas ?

 

choix vetements

 

 

Prendre des décisions ça s’apprend

Je le vois en intervention : au début, la personne hésite beaucoup puis au fil du temps les décisions se font de plus en plus facilement et rapidement.

Pour cela, il faut se concentrer sur ce qui compte vraiment et mettre les choses en perspective. Certaines décisions sont importantes et ne doivent pas être prises sur un coup de tête. Les autres ne doivent pas vous faire perdre trop de temps.

De même, mieux vaut éviter de se laisser influencer par l’extérieur, par ce qu’il faudrait faire selon la bienséance, ou en fonction de la manière dont on va être jugé.

Un exemple très basique mais tellement fréquent : on garde un objet reçu en cadeau car on a peur de vexer la personne qui nous l’a offert si on s’en débarrasse.

N’ayez pas peur de faire des mauvais choix si la décision prise n’implique pas de grandes conséquences.

Si vous hésitez à vous débarrasser d’un objet (outre le fait que si vous hésitez, vous connaissez déjà la réponse), si celui-ci peut facilement être remplacé vous pouvez vous en débarrasser.

Si par contre il s’agit d’un souvenir, et donc d’un objet unique, je suis toujours plus attentive à ce genre d’objets car une fois la décision prise on ne peut plus le remplacer en cas de regret.

 

tri-souvenirs

 

Les erreurs de tri

« Si je me débarrasse de quelque chose, je sais que systématiquement j’en aurai besoin quelques jours après ».

J’ai entendu cette phrase très souvent. Bien sûr, je pourrais défendre en long, en large et en travers pourquoi ce n’est pas une fatalité et pourquoi ce ne sera pas le cas avec certaines reliques trouvées au fin fond d’un garage.

Je reconnais pourtant avoir moi-même failli faire quelques erreurs de jetage un peu précipité.

 

Oui vous allez un jour
regretter une de vos décisions

 

Quelques exemples :          
J’ai voulu jeter un ancien robot de cuisine car j’en ai reçu un nouveau qui faisait doublon. Sauf qu’en testant le nouvel appareil, il ne fonctionnait vraiment pas bien, en tout cas bien moins que l’ancien.

J’ai aussi failli me débarrasser de tous les vêtements que je n’aimais plus, sans penser à garder au moins une tenue pour le bricolage ou les travaux salissants.

Je ne repasse que très peu et j’ai donc donné ma planche à repasser et la housse qui va dessus. Je supposais qu’une table recouverte d’une couverture les remplacerait parfaitement. J’avais raison pour la planche à repasser mais pas pour la housse. Résultat : j’ai totalement ruiné le dessus de ma table.

 

Bref vous avez compris l’idée. Oui vous allez un jour regretter une de vos décisions. Oui vous allez un jour regretter de vous être débarrassé d’un objet. Est-ce grave ?

Pour ma part, non si je prends en compte toutes les bonnes décisions que j’ai prises.

Au lieu de se focaliser sur les échecs, on se concentre sur tous les choix que nous avons faits et qui se sont révélés corrects.

 

faire-des-choix

 

 

Comment décider au mieux ?

Vous arrive-t-il de remettre les choses à plus tard parce que vous n'arrivez pas à prendre de décision ?

 

Sincèrement, je pense que ça arrive à tout le monde, moi y compris !

Comment faire ?

1) Évaluer les pires conséquences possibles et voir si le risque est acceptable :

Si je me "trompe" dans ma décision, qu'est-ce qu'il se passe dans le pire des cas ? Par exemple combien j'aurai perdu de temps ou d'argent ?

Est-ce un risque acceptable ?

Pour le cas d’un objet : est-ce que si je ne l’avais pas aujourd’hui je l’achèterais ? Si je m’en débarrasse et si vraiment je le regrette, est-ce que je pourrais le racheter facilement ?

Si je garde un objet « au cas où » [remplir ici avec une situation très hypothétique], est-ce que je penserai à l’utiliser lorsque que ce « au cas où » arrivera ? Est-ce que je saurai encore où il se trouve ?

 

2) Réfléchir à ses priorités et définir ce qui est important pour soi :

Est-ce que je repousse cette décision car je ne suis pas à l'aise avec le sujet ? Pourquoi ?

Est-ce que cette décision débouchera sur quelque chose d'important pour moi ?

Pour le cas d’un objet : qu’est-ce que m’amènerait le fait de m’en débarrasser ? Plus de place, plus de temps, moins d’entretien ou de ménage ?

 

En analysant les choses de manière factuelle et avec un peu de recul, on peut bien souvent débloquer une situation qui était bloquée parfois pour des raisons toutes bêtes.

 

 

En résumé :

Faire des choix implique le risque de les regretter. Mais c’est impossible de ne jamais choisir, et la procrastination a elle aussi des impacts négatifs.

Il faut donc prendre le risque de se tromper, surtout pour les choses qui n’ont pas vraiment d’importance et pour lesquelles les conséquences sont acceptables.

Concentrez-vous sur votre objectif et sur les avantages que votre décision vous apportera et ce sera tout de suite plus facile !

 

 

 

 

 

Astuces rangement et organisation

 

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23/08/2024

Les bases de l’organisation familiale 

Nous allons explorer ensemble les bases de l'organisation familiale. C’est vraiment une des choses importante à mes yeux car j’ai été la première à me sentir perdue quand j’ai eu des enfants. On a beau avoir une organisation du tonnerre, quand les enfants arrivent on perd tous nos repères et il faut mettre en place de nouvelles choses en prenant en compte le fait qu'on a un nouveaux membres dans la famille. On va donc chercher à comprendre les besoins spécifiques de chacun, on va établir des objectifs communs, et on va découvrir des astuces pratiques pour simplifier votre quotidien. 

Alors entrons dans le vif du sujet en donnant une définition aux termes “organisation familiale”.

L'organisation familiale, c'est un peu comme un chef d’orchestre. C'est l'art de jongler avec le temps, l'espace et les petites routines pour créer une harmonie dans la maison. Ça passe par  le fait de mettre en place une structure, de routines et de processus au sein de la famille. Tout ça pour aider à gérer les aspects pratiques de la vie quotidienne. Cela englobe la gestion du temps, l'optimisation de l'espace, la définition d'objectifs communs, et la création d'un environnement propice au bien-être et à l'épanouissement de chaque membre de la famille.En gros, c'est trouver l'équilibre parfait entre le sérieux et le fun pour que votre famille fonctionne comme une vraie équipe et que chacun y trouve sa place. 


 

1- Comprendre les bases de l'organisation familiale

 

Pourquoi a t’on besoin d’un minimum d’organisation pour gérer notre famille.  Est ce que vous avez déjà eu l’impression de faire milles choses mais qu'à la fin de votre journée le sentiment qu’il vous reste c’est de n’avoir rien fait. Et bien c’est parce qu'en réalité vous avez tout fait par ci par là en vous laissant distraire par chaque petite chose qui vous passait par la tête. Par exemple, vous partez rangez la bassine de linge de votre enfants et dans sa chambre vous trouvez du linge sale. Vous le descendez à la buanderie pour le mettre à laver et la votre machine est terminé donc vous la mettez à sécher, et vous remarquez que quelqu'un est venu avec ses chaussures sales donc vous passer un coup d’aspi et quand vous remettez l’aspi a sa place … bref vous avez compris, votre bassine de linge propre n’est toujours pas rangée. Donc pour vous l’idée que ca renvoie au cerveau c’est je n’ai rien fait car votre objectif premier n’a pas été fait mais vous avez commencé plusieurs choses sans aller au bout. 

 

Et ce sentiment nous donne vraiment l’impression que rien ne va et qu’on s'épuise sans rien faire. Alors pour tout ça, on peut essayer de réfléchir et de mettre en place d'un système. L’organisation familiale c'est ça . Oui c’est familial car vous allez pouvoir organiser la vie de chaque membre de la famille donc vous serez plus alléger mais cette organisation sert aussi à responsabiliser chaque membre de la famille donc vous allez aussi apprendre à déléguer. 

 

2- Établir des objectifs familiaux 

 

Maintenant que vous savez ça , imaginez-vous tous ensemble, assis autour d'une table pour définir les objectifs communs de la famille.  Définissez vos priorités, vos buts. Par exemple en tant que parents on peut avoir envie de plus de temps pour soi ou de plus de temps en couple ou avoir une meilleure alimentation, les ados voudront peut être plus de sorties avec les copains ou plus d’activités sportives et les enfants eux voudront peut être plus de temps avec leurs parents ou plus d’autonomie dans certains domaines.  Faites votre liste pour ensuite réfléchir aux solutions. Le fait de tout écrire vous donnera aussi conscience que des choses que vous faites actuellement sont en parfaites contradiction avec vos souhaits! Le pointer du doigt c'est déjà un grand pas! 

 

Ok maintenant que la liste est faite je vais essayer de vous donner des pistes pour mettre en place des actions qui pourront vous aider à créer de nouvelles habitudes pour vous et votre famille. 

 

3- Gestion du temps familial 

 

On va commencer par la gestion du temps, pilier important de l’organisation familiale puisque aujourd'hui tout repose sur le temps. C’est la seule chose qu’on ne sait acheter et c’est la chose qui compte le plus. 

 

La première habitude et la plus basique je dirais c’est de vous créer un agenda familial. Vous pouvez complètement le faire en version papier accroché au mur ou alors de façon digitale. Si vous n’avez que des ados à la maison, le digital fonctionnera bien. Vous pouvez aussi mixer et avoir un agenda digital pour les parents et un planner afficher dans la maison pour les enfants avec juste ce qu’ils ont besoin de savoir dessus. Le fait de créer un agenda partagé permets à chaque membre de la famille de savoir si un moment est libre pour planifier une activité par exemple ou de savoir ou se trouve chacun a un moment donné. Pour les parents c’est aussi le moyen d’avoir une vision globale sur une semaine ou sur un mois de ce qui va se passer et de pouvoir anticiper les choses. Si le petit dernier est invité à deux anniversaires au mois de mars, on sait qu’il faudra prévoir un petit cadeau et surtout du temps pour l'emmener. On ne se retrouve pas au dernier moment a dire qu’on avait prévu autre chose parce qu'on avait oublié. Vous pouvez aussi noter vos séances de sport, vos rendez-vous médicaux, les dîners entre amis, les sorties spéciales etc . Tout doit être visible. L’habitude à prendre c’est de toujours noter les événements, les rdv, les dîners et autres au moment où vous le planifiez. 

 

Ensuite pour tout ce qui est des tâches ménagères ici encore essayer de planifier. Au début plus qu’il n’en faut pour que ça s'ancre bien. Voyez en partant de votre agenda et du temps que vous passez à la maison comment vous pouvez intégrer les tâches ménagères. Vous pouvez très bien imaginer que chaque soir vous faites 10 minutes de rangement de la maison. Ça peut être un petit rituel familial. Donc à 18H30 avant de manger tout le monde range les choses qui trainent. Vous le faites ensemble donc ça va plus vite et vous pouvez ensuite partager le dîner sereinement. On peut aussi comme je vous l’ai dit dans le dernier épisode définir un jour pour faire ses lessives. Et surtout on s’y tient on ne fait pas de lessives entre sauf urgence. On peut aussi assigner à chacun une tâche à faire par jour en fonction de son âge. Le plus grand pourra vider le lave vaisselle et le petit passera un coup sur la table après manger. 

 

Et une dernière chose importante pour la gestion du temps: apprenez à dire non. Oui des fois ça n'est pas facile quand on a envie de faire plaisir à tout le monde mais si on dit oui à tout on se prive de moments dont on a vraiment envie parfois. Pour reprendre l’exemple des anniversaire des copains. Si c’est un copain dont votre enfant ne parle pas ou si il n’a pas l'air emballé à l'idée d’y aller et bien non on y va pas. On gagne du temps et on pourra faire autre chose de ce temps qui nous plaira vraiment. Vos collègues vous invitent à un repas de noël mais vous n’avez pas forcément envie d’y aller alors n’y allez pas juste pour faire plaisir … bref vous avez compris le concept on dit non si on sait que ca ne va rien nous apporter et que personne n’en a vraiment envie. On économise notre temps. 

 

4- Organisation de l'espace familial 

 

Je ne le répéterai jamais assez mais, désencombrez régulièrement. Ne pas avoir de parasites visuels que ce soit à votre vue ou dans les placards c’est vraiment se libérer de la charge mentale. Oui à chaque fois que vous voyez le batteur de mamie Jeanine dans le placard vous vous dites que vous ne l'utilisez jamais mais que quand même, elle vous l’a gentiment donné... Oui c'était sympa mais c’est encore plus sympa de vous en débarrasser au moins vous n’y penserez plus.  Planifiez donc des sessions régulières de désencombrement pour libérer de l'espace ou placer un bac dans un endroit stratégique de la maison pour que tout le monde puisse poser les objets dont il ne veut plus. Et une fois par mois faites une session ventes, dons ou déchetterie. 

  

Ensuite attribuer des zones spécifiques. Chaque partie de la maison doit avoir son utilité. On essaye donc de ne pas ramener tout son dressing dans la salle de bain ou de poser toute la paperasse sur la table du salon. Pour ça, faites en sorte d’avoir les rangements adaptés dans vos pièces. Le but c’est que chaque chose soit à sa place. Si tous vos objets ont une place c’est beaucoup plus facile de les ranger et ça va plus vite. N'hésitez pas à étiqueter les bacs de rangement ou les tiroirs pour une meilleure visibilité. 

 

On a vu la gestion du temps et la gestion de l’espace. C’est déjà une bonne base d’organisation familiale. 

 

En plus de tout ça n'hésitez pas à mettre en place des routines. Ça marche très bien pour les enfants mais ça marche aussi pour nous. Par exemple pour les enfants la routine du soir ça peut être repas, bain, histoire, pipi et dodo. Et pour nous ça peut être repas, 10 minutes de rangement, film, 15 minutes de lecture et dodo. Si vous répétez ça tous les soirs vous vous sentirez apaisé. Peut importe la routine et ce que vous y mettez tant que ca vous convient. MAIS faites en une routine. Vous n’aurez plus à réfléchir et vous libérerez de l’espace pour autre chose. 


 

Et puis encourager l'autonomie des membres de la famille. Vraiment peu importe l'âge, il est possible de responsabiliser chacun. On peut utiliser des outils pour ça et récemment on en voit un en particulier sur pas mal de réseau et de compte organisation c’est le classeur de famille.  Le but c’est de prendre un classeur et d’y mettre tout ce qui est important pour la vie de la famille. On peut donc y mettre des numéros importants comme les médecins ou les nounous. On peut aussi y glisser les emplois du temps de chacun. On va pouvoir y mettre une copie des documents importants comme les pièces d’identité ou le livret de famille. Comme ca ils sont toujours à dispo si besoin. Ça peut être le carnet d’adresses de la famille et des amis. On peut aussi y mettre une gestion du budget familial ou encore le courrier à traiter comme les factures à payer. Il regroupe toutes les petites choses dont on a besoin au quotidien mais qui se dispersent un peu partout dans une maison. Je n’en ai pas encore mais j’ai bien envie de tester. Il peut être sous format papier ou numérique. J’aime toujours essayer de nouveaux outils. 

 

On a fait un bon tour de ce qu’on peut mettre en place pour l’organisation familiale. Il existe de nombreux autres points à auditer mais la, vous avez une bonne base pour commencer à travailler dessus. Si vous avez besoin d'aide, le home management peut vous aider et vous pouvez vous faire accompagner d’une professionnelle de l’organisation. Donc n'hésitez pas à venir en discuter avec moi si vous le souhaitez. Instagram - Tout en Ordre

 

Et si vous voulez en savoir plus sur le lien entre organisation et bien-être je vous laisse lire l'articel suivant: L'importance de l'organisation pour réduire le stress et améliorer votre bien-être
 

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Tout en ordre

16/12/2019

De quoi avons-nous besoin ?

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Nous accumulons en moyenne 2.5 tonnes d’objets dans nos maisons.

Ce chiffre, issue d’une enquête menée par l’Ademe pousse à réfléchir à nos possessions. Revenir à l’essentiel en désencombrant est une tendance qui se confirme au vu du développement du métier de coach en rangement ces dernières années.

Il faut dire que désencombrer apporte des avantages sur plusieurs plans : personnel mais aussi social, éthique, et écologique.

 

Désencombrer c’est faire des choix et mieux se connaître

Vous est-il déjà arrivé de garder un objet inutile juste parce que vous l’avez payé cher ? Vous culpabilisez d’avoir dépensé autant d’argent alors forcément vous n’allez pas vous en débarrasser, ce serait dommage.

Je suis certaine que cette situation parle à beaucoup de personnes. En faisant du tri, on se confronte à des objets qui ne correspondent plus à notre mode de vie actuel, à des erreurs d’achats, à des objets reçus qui ne nous plaisent plus, etc.

Désencombrer, c’est se remettre en cause, accepter qu’on a changé et ne pas rester dans le passé. Réduire ses possessions conduit ainsi à mieux se connaitre car il ne restera que les objets qui comptent vraiment pour nous.

Pour illustrer cette idée, Dominique Loreau compare le désencombrement à un régime : « Pour paraître plus mince, il ne suffit pas de cacher ses bourrelets sous un pull ample. » En effet, cacher les objets dont on ne veut plus au fond d’un placard n’aide absolument pas. En se posant les bonnes questions sur nos besoins, on se sépare de tout ce dont on ne veut plus : la culpabilité (de nos erreurs d’achat par exemple), les mauvais souvenirs, … Bref on se sent plus léger !

 

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En réduisant ses possessions, on simplifie sa vie

C’est indéniable : en désencombrant on gagne du temps. Moins on a de choses, plus le ménage et le rangement sont rapides et moins on passe de temps à chercher nos affaires. Il ne s’agit pas d’enlever tout ce qui gêne le passage mais de ne plus perdre du temps pour des objets qui n’en valent pas la peine.

On libère sa tête de toutes ces choses : plus besoin de devoir se souvenir de l’endroit où ils sont, plus besoin de les déplacer, dépoussiérer, nettoyer ou stocker. Pourquoi accorder de l’espace et du temps à des choses qui ne nous plaisent pas ?

Une habitation doit être un lieu accueillant, dans lequel on se sent bien. Un endroit propre et rangé est bien plus agréable qu’un endroit encombré dans lequel on ne sait pas toujours ce qu’on a.

Au niveau esthétique une maison épurée permet de mettre en valeur les objets auxquels on tient le plus. Au lieu de se perdre parmi d’innombrables bibelots, les quelques objets conservés seront bien plus visibles et le rendu est plus agréable.

 

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Partager : un gain pour soi et pour les autres

Doit-on posséder tout ce qui nous plait ?

Tout est fait pour nous donner envie de recréer le monde extérieur chez soi avec des équipements de plus en plus perfectionnés et accessibles. On cherche alors des solutions pour gagner de la place, pour ajouter de nouveaux objets, se créer un home cinéma à la maison, aménager une salle de sport, une bibliothèque,…

Mais on peut également faire le choix de profiter sans posséder : aller au cinéma ou dans une salle de sport quand on en a envie par exemple.

La décision de posséder pour soi un objet est personnelle et dépend de nos envies, de notre capacité financière et de nos besoins propres.

Pour prendre la bonne décision, il faut donc prendre en compte tous les facteurs : a-t-on suffisamment d’argent, de place, mais aussi de temps pour l’entretenir ? Préfère-t-on être seul chez soi ou sortir et partager les biens matériels avec d’autres personnes ?

 

Mais outre l’aspect personnel, réduire ses possessions est aussi un acte social et environnemental : les objets sont faits pour être utilisés.

Donner un objet n’est pas gaspiller si celui-ci servira ensuite à une autre personne. Au lieu de le faire dormir au fond d’un placard, il retrouvera une utilité et permettra à quelqu’un d’autre d’en profiter.

De plus, lui donner une seconde vie c’est produire un objet neuf en moins et c’est donc autant de ressources économisées.

 

Le marché de l’occasion a beau se développer, beaucoup d’objets de seconde main ont une valeur marchande très faible au vu du temps nécessaire pour les vendre. Il existe beaucoup d’associations qui reprennent tout ce dont vous ne voulez plus. Ce système est gagnant pour tout le monde : vous ne perdez pas de temps à vous débarrasser de vos objets et vous faites une bonne action en soutenant l’économie solidaire.

 

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Alors de quoi avons-nous besoin ?

Les personnes qui font de longs voyages de plusieurs mois l’ont bien constaté : on peut vivre avec vraiment très peu d’affaires. Un simple sac à dos peut contenir tout ce dont on a besoin pour plusieurs mois.

Sans aller dans cet extrême, car le confort du quotidien est aussi appréciable, réfléchir à l'impact de chaque objet permet de se recentrer sur l’essentiel et de simplifier sa vie.

 

 

 

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Tout en ordre

27/02/2023

Comment reprendre pied quand on s'est laissé déborder ?

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Louise (prénom modifié) n’a jamais vraiment aimé ranger. Mais globalement elle parvenait à maintenir son logement à peu près en ordre, dans un état acceptable pour elle.

Puis sa mère, déjà âgée, est tombée malade. Elle s’est beaucoup fatiguée mentalement et physiquement pour s’en occuper, l’emmener aux visites médicales, gérer ses repas, lui faire quelques courses…

Etant fille unique, elle doit jongler entre son travail, la maladie, son quotidien personnel. Heureusement, ses enfants sont grands et savent donc se gérer eux-mêmes.

Louise délaisse donc peu à peu son intérieur et tout s’accumule, « pour l’instant » car elle a bien d’autres priorités (et on la comprend !). Mais la maladie dure, l’état de santé de sa mère connait des hauts et des bas et la situation censée être provisoire s’étire dans le temps. Alors les choses s’accumulent dans son appartement et les objets commencent à former des strates. Elle n’a plus l’énergie pour en venir à bout et culpabilise de ne pas y arriver.

 

Sandra (prénom modifié) a vécu un burn out qui lui a rendu la moindre petite action extrêmement fatigante, angoissante et compliquée. Rappelons que le burn out est une vraie maladie dont on met beaucoup de temps à se remettre. Ce n’est pas de la paresse, le corps n’arrive tout simplement plus à suivre et bloque pour protester contre le cerveau qui a ignoré tous les signes et a persisté jusqu’au point de rupture. Sandra a donc elle aussi délaissé sa maison. S’en occuper aurait été bien trop épuisant, elle qui avait déjà du mal à se lever chaque matin. Mais maintenant que la maladie semble derrière elle, l’état de son logement l’angoisse et entrave sa guérison définitive.

 

Ces situations, je les connais bien, non pas pour les avoir vécues mais parce que parmi tous les gens que j’ai déjà aidés, j’ai croisé beaucoup de personnes comme Louise et Sandra. Bien sûr, même sans aller dans ces extrêmes on peut perdre pied, parfois sans « raison » apparente. L’entourage ne comprends pas et la démotivation face à l’ampleur de la tâche est évidente.

Alors comment retrouver de l’ordre quand plus rien n’a de place logique, quand tous les espaces de rangement sont pleins à craquer et que le salon ressemble à un capharnaüm ?

 

Par où commencer ?

Comme pour les régimes ou la remise au sport, le démarrage est le plus difficile. Car par quoi commencer quand il y a tellement à faire ?

Pour commencer, ne cherchez pas à ce que votre rangement soit absolument parfait. Il faut forcément passer par une répartition « à la grosse louche » : vous allez prendre plusieurs sacs ou cartons et répartir tout ce que vous trouvez par grandes catégories. Si par exemple vous vous attaquez à une pièce débarras vous allez peut-être y trouver : du stock alimentaire, des fournitures de bureau et des papiers, des produits d’entretien, du linge, des outils de bricolage, des câbles et petits appareils électroniques, de la vaisselle, de la décoration, des souvenirs, …

Répartissez tout ce que vous trouvez dans des sacs ou cartons. A ce stade, ce ne sera pas facile de faire du tri car vous n’avez pas une idée globale de ce que vous possédez. Bien entendu, mieux vaut tout de suite prévoir une pile pour les dons (voir ICI la liste des endroits où vous pouvez donner des objets en Alsace), la déchetterie, le recyclage.

 

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Une fois que vous aurez tout catégorisé, vous aurez un meilleur aperçu de ce qui a été accumulé en excès et vous arriverez sans doute plus facilement à vous débarrasser de certains objets. J’insiste un peu sur cette partie car tout ce qui sort de chez vous ne vous embêtera plus jamais, cela vous libère de la place pour ce qui est vraiment important et on y voit tout de suite plus clair quand on ne garde que ce qui sert vraiment (et bien entendu les objets les plus précieux à nos yeux, dans la limite du raisonnable).

 

La réorganisation

A ce stade, vous avez donc un nombre plus ou moins conséquent de cartons pleins. Vient ensuite le moment d’agencer tout cela. Reprenez chaque catégorie et refaites un nouveau tri. Vous aurez ensuite une estimation concrète du volume dont vous avez besoin pour ranger ces objets.

Pour trouver la place idéale quelques règles de bon sens suffiront : il faut tenir compte de la fréquence d’utilisation, du volume par rapport à vos espaces de rangement et de l’endroit où vous les utilisez le plus. Si vous n’êtes pas sûr de vous, ne vous bloquez pas et essayez.

Dans le meilleur des mondes, tout a sa place logique mais dans la réalité vous aurez de nombreuses contraintes et il faudra jongler pour trouver la meilleure solution. Vous pourrez toujours échanger de place par la suite.

Mieux vaut un travail imparfait que pas fait du tout.

A ce stade, vous devriez avoir un regain d’énergie et de motivation. Un bon gros ménage (oui, le ménage se fait après le rangement car en déplaçant des choses qui n’ont pas bougé depuis des mois vous allez de toute façon tout salir) et vous pourrez apprécier l’énorme travail que vous avez réalisé, et surtout, soyez fier de vous !

Reprendre pied est difficile mais petit morceau par petit morceau on y arrive toujours. Parfois seul, parfois avec de l’aide.

 

cartons-rangement

 

Les 2 grands pièges à éviter :

Il m’arrive d’intervenir juste quelques heures pour démarrer ce travail de grand rangement, pour aider à mettre le pied à l’étrier et trouver la bonne méthode pour ne pas s’éparpiller.

Car le plus grand piège est de tout sortir puis de se décourager et de tout remettre tel quel. Avec les catégories, même si vous vous arrêtez en chemin tout n’est pas à refaire.

Le deuxième piège est de prendre un objet en main, de ne pas prendre de décision sur son sort (à donner, jeter ou répartir dans une catégorie) et passer au suivant. En faisant cela vous n’avancez pas. Si vous tombez sur un objet sur lequel vous devez faire une action (à réparer, à rendre, …) vous pouvez en faire une catégorie à part. Mais cette catégorie n’aura de sens que si vous la traitez par la suite dans un délai raisonnable (et là on évite de se mentir à soi-même et on reste réaliste).

 

 

 

 

 

 

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